Archives pour la catégorie Dans la rue

Découvert au hasard de mes tribulations pédestres

En passant dans le train

Comme beaucoup de géniteurs en ces périodes de Toussaint, j’ai ourdi de sombres plans afin de m’assurer des vacances parentales. Puisque l’abandon en pleine forêt est passé de mode, me voici dans le train avec ma progéniture. Jusque là, vous remarquerez l’absence totale de lien avec le sujet de ce blog qui n’a pas vocation à héberger les évènements de ma vie trépidante.

Il se trouve qu’à côté de moi, un grand-père et ses deux petits-enfants (de jeunes adolescents) parlent de jeux de foot en général et des sorties annuelles des FIFA en particulier. Loin d’essayer de soutirer quoi que ce soit à leur grand-père, les deux jeunes garçons de préciser que l’ancienne version qu’ils en ont leur suffit amplement. Le papi, visiblement à la page, acquiesce : « De toute façon ça ne change presque rien d’une année sur l’autre, juste quelques nouveaux joueurs et autres petits changements. »

Et là, un des ados de préciser: « Quand même, cette année, ils ont ajouté les équipes féminines. » (Ce sera d’ailleurs la seule nouveauté citée.) Le grand-père : « Ben on s’en fiche un peu, non ? Ce n’est pas comme si vous les connaissiez ! » Ado: « Ah ben non, quand même, j’aime bien, elles sont fortes ! Moi j’ai regardé, et… » Sur ce s’engage une discussion entre les trois concernant les différentes équipes nationales et les joueuses, leurs tactiques respectives, etc. Que même le grand-père connaissait, finalement.

Certes, un conversation entendue au hasard dans le train entre deux « Mamaaaaaan » n’a rien de statistiquement représentative. N’empêche, ça fait plaisir de voir que le foot ne se conjugue pas qu’au masculin et ce en dehors de tout militantisme.

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Super rentrée

Tapissant les murs du métro parisien, une jeune super héroïne vole vers une rentrée à bas prix. C’est en tout cas ce que nous vente cette publicité d’Office Dépôt.

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Si on en voit de plus en plus souvent (des héroïnes à cape), cela reste une thématique très masculine, surtout quand il s’agit d’enfants. Encore plus remarquable, ici point de rose fushia, de jupe à froufrous ni d’arc-en-ciel pailleté. Si on identifie une fille, c’est simplement grâce à sa coupe de cheveux, voire très accessoirement aux motifs de ses chaussures.

Une pièce en plus dans le métro

Elle traîne dans les métros parisiens depuis si longtemps que les moins de 20 ans ne doivent pas se rappeler du temps où elle n’y était pas encore. Une publicité, donc, pour des pièces à louer où on peut voir une femme en bleu de travail effectuant des travaux.

Pub métro Une pièce en plus

D’ailleurs, si on la voit en difficulté dans la première image (les meubles, ces créatures sournoises…), elle résout son problème puis reprend efficacement sa peinture. Tout comme dans les publicités Lidl pour outillage, la pause est en totale corrélation avec les tâches effectuées et zéro sexualisation.

Une force de la nature intergenre

Avril 2015. Une campagne de pub pour des chaussures Nike met en scène un homme et une femme. Leur traitement est équivalent : tous les deux en plein effort, pas de sexualisation, même slogan et… j’ose à peine l’écrire tellement les fondements de notre civilisation en tremblent… modèle identique. Alors que tout un chacun sait que les pieds sont foncièrement sexués. D’ici à ce qu’on trouve facilement des chaussures confortables pour les femmes et l’apocalypse sera sans aucun doute à nos portes.

Nike - Avril 2015 - Flyknit

Ils poussent même le vice jusqu’à dénuder légèrement plus l’homme, qui est en short et manches longues, que la femme, qui est sans manche mais en pantalon.

Scientifiques soporifiques

Une pub Bultex croisée dans le métro parisien en juillet 2014.

Bultex Nano 2014

Deux scientifiques apparaissent en bas : un homme et une femme, sans sexualisation ou traitement différencié. Ça change agréablement d’autres pubs de la même marque qui jouaient clairement sur les leurres sexuels…

Par contre, dans le spot télé pendant à la campagne d’affichage, les seules personnes visibles dans le laboratoire sont des hommes… dont le discours endort la femme qui les regarde à la télé.