Archives pour la catégorie Sur le Web

Trouvé au détour d’une page dans les méandres d’Internet

Consécration sociale

Je vous laisse savourer la planche de BD de Caroline Dy 1, artiste numérique, développeuse de jeux et geek accomplie (je cite), et de Dante Gagelonia, écrivain et tout aussi geek (idem). En voici donc une version française 2 avec leur aimable autorisation 3.

Planche Level Up

Postée initialement sur leur blog Draw Write Play, elle a eu un joli succès sur les réseaux sociaux, au point de créer une légère poussée d’angoisse chez ses auteurs !

L’injonction sociale d’avoir des enfants (et dans une moindre mesure de se marier) pèse tellement fortement sur les couples, et tout particulièrement sur les femmes, que c’est un plaisir de la voir si subtilement moquée. Sans oublier que la joueuse en moi a été plus que sensible à la thématique utilisée.

Leur blog vaut le détour, et pas seulement pour cette planche. Pour ma part, cette découverte m’aura permis d’ajouter une entrée de plus à mon flux rss.


Notes :
1. Alias Vitamindy.
2. Pour les anglophobes indécrottables, « Level Up » c’est montée de niveau. Le titre original étant d’ailleurs « Levelling Up », j’ai respecté la tradition française qui veut qu’on traduise un titre anglais par un autre aussi en anglais.
3. Contactée par Facebook, Caroline Dy a répondu à ma demande (rédigée dans un anglais approximatif) en moins d’une heure. Merci encore à elle !

Hommes en talons hauts

Yanis Marshal, danseur et chorégraphe professionnel, aime à pratiquer en talons hauts. Il propose même des cours de danse sur talons pour hommes et femmes. Ici, avec Arnaud Boursain et Mehdi Mamine :

Ce qui attire plus particulièrement mon attention, c’est que les talons sont utilisés purement comme un accessoire : il ne s’agit pas de travestissement comme c’était le cas pour Ladybeard. Merci à l’internaute qui nous a signalé cette performance !

Allez, une autre pour la route :

Bricolage chez Lidl, le retour

Après avoir découvert la publicité récente de Lidl pour des Blenders, j’en ai profité pour fouiller leur chaîne Youtube. J’en ai trouvé plusieurs du même tonneau, dont une tout à fait dans la mouvance de leur publicité pour des outils dont je vous avais déjà parlé ici. On y voit un couple monter puis fixer une bibliothèque à l’aide d’une visseuse-perceuse.

Homme et femme se passent l’outil et l’utilisent adéquatement à tour de rôle. Qui plus est, le moment humour (ne vous attendez pas tout de même à éclater de rire) ne vise aucun des deux en particulier.

Humour de singe lunaire

Lunarbaboon est l’auteur d’un blog bd éponyme (en anglais, mes excuses à ceux qui ne lisent pas cette langue) dans lequel l’auteur raconte des tranches de vie quotidienne sur un ton humoristique très aigre-doux. Sa famille en est souvent le sujet, sans que cela soit toutefois systématique.

Pourquoi à contre-genre ? C’est un homme qui se présente en tant que père et mari (bon, aussi comme le fruit de l’amour d’une femme et d’un singe de l’espace, mais ça ne se voit que dans l’à propos de son blog) et qui se met en scène dans la vie quotidienne de ses enfants. On le voit à l’école de son aîné, suivre la grossesse de son deuxième enfant, veiller avec sa fille dans les bras, etc. Or cela est montré comme étant à la fois normal, gratifiant… et pénible, parce que c’est pénible pour tous les parents (que ce soit pour lui ou pour son épouse). Je trouve d’ailleurs qu’il dépeint avec grande justesse ce mélange de tendresse et d’exaspération, de bonheur et d’épuisement qui est le quotidien des inconscients ayant choisi de se reproduire. Il est de plus clairement sensible aux questions de genre, comme on peut le découvrir sur certaines de ses planches.

Pour les ceux qui ne parlent pas anglais, la traduction de la planche ci-dessus :

  • Case 1 :
    • Oooh ! Garçon ou fille ?
  • Case 2 :
    • Fille.
    • *Smack**smack*. Une vraie petite princesse !
  • Case 3 :
    • Je parie qu’un jour elle va rendre fous les garçons !
  • Case 4 :
    • Mmmmh, j’espère aussi.
  • Case 5 :
    • 500$ ! C’est fou !
    • Vous voulez que je vous le répare ou pas ?
  • Case 6 :
    • *Soupir* Oui, s’il vous plaît.

Comme quoi, on peut être très drôle en détournant les stéréotypes sexistes, plutôt qu’en les ressassant encore et toujours. Ça demande juste plus d’efforts et d’imagination. Quelques planches de plus pour la route (cliquez dessus pour les voir en plus grand, les liens sont dans la légende) :

Pour les anglophobes, on y voit des parents pareillement enclins à céder à la facilité de la junk food, un père inquiet des stéréotypes qui ne manqueront pas d’assaillir sa fille dès la naissance, cette même fille inventer le voyage temporel pour expliquer de façon musclée à son père qu’elle ne partage pas sa vision de la fratrie, et enfin Lunarbaboon invoquer un golem pour défendre son fils qui préfère tresser des colliers de fleurs plutôt que jouer au foot.

Si j’aime tout particulièrement ce blog, c’est que non seulement j’adore ce genre d’humour, mais qu’en plus, pour une fois, je n’ai pas à mettre en sourdine mon module d’analyse féministe pour en profiter. J’avoue toutefois ne l’avoir découvert qu’il y a quelques mois et n’avoir pas lu toutes les archives : je ne garantis donc pas l’intégralité de sa production.

Des hommes en cuisine

Je sais bien que « madame cuisine pendant que monsieur lit le journal » est encore une réalité pour une majorité de couples en France (encore qu’il faudrait peut-être remplacer journal par télévision ou smartphone). Ça n’empêche que c’est usant de voir la grosse majorité des publicités pour le matériel de cuisine ne mettre en scène que des femmes (avec l’option homme pour l’aspect supposément décalé et donc comique). Parce que côté respect de la réalité, les pubs savent s’asseoir dessus quand ça sert leur propos. Sans compter qu’ils visent à côté pour un nombre grandissant de personnes qui n’y retrouvent plus leur quotidien.

C’est donc toujours une bonne surprise de trouver une pub pour du matériel de cuisine qui montre sur un pied d’égalité homme et femme : ici un Blender vendu par Lidl. Point bonus, c’est l’homme qui s’habille en rose pour se coordonner avec l’appareil qu’il présente, pendant que le femme illustre les versions bleu et blanche.